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Prothèse du genou : les patients sont-ils satisfaits ?

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En cas d’arthrose du genou (gonarthrose) invalidante, la pose d’une prothèse du genou est souvent envisagée. Avec quel résultat en termes de satisfaction du patient ?

L’arthroplastie totale du genou est indiquée lorsque les trois zones articulaires du genou (face interne et externe, et rotule) sont fortement touchées par l’arthrose, c’est-à-dire l’usure du cartilage des articulations. Le cartilage est cette structure qui recouvre l’extrémité des os, offrant une surface lisse et souple qui permet un mouvement de l’articulation sans friction et sans douleur. A partir du moment où le cartilage est trop altéré, les mouvements deviennent (très) difficiles en raison de la limitation fonctionnelle et de la douleur. La vie quotidienne - privée, sociale et professionnelle - peut en être profondément affectée, et les répercussions psychologiques sont réelles.

Une opération assez lourde

La prothèse du genou apparaît donc comme une solution idéale pour remplacer un genou défaillant. Le souci, c’est le rapport risque - bénéfice, dans la mesure où la pose d’une prothèse du genou ne garantit pas une récupération totale, alors qu’il s’agit d’une intervention assez lourde, suivie d’une phase de rééducation exigeante.

Une équipe canadienne (université de Toronto) s’est penchée sur le sujet. Avant et après la pose d’une prothèse totale du genou, elle a interrogé quelque 1300 patients afin d’évaluer leurs attentes et ensuite leur degré de satisfaction un an après l’intervention. Une série de paramètres ont été intégrés, comme l’intensité de la douleur, la limitation fonctionnelle et l’état psychologique (notamment les symptômes dépressifs).

Quel risque de grosse déception ?

Premier élément : à une large majorité (75%), les patients se disent très satisfaits de l’opération. Le réel mécontentement concerne environ 8% d’entre eux. Une analyse approfondie indique que certaines attentes avant l’intervention sont plus prédictives du risque de (grosse) déception. Il en va ainsi de l’espoir de s’agenouiller, qui conduit à une moindre probabilité de satisfaction. Il en est de même quand le patient espère un mieux-être psychologique, et qu'il affichait un faible score de fonction physique avant l’opération (lorsque ce score est bon, le bien-être psychologique s’améliore).

En fait, explique le Dr Philippe Tellier (Journal international de médecine), « plus le retentissement fonctionnel et physique de l’arthrose est important, indépendamment de la douleur, plus le risque est élevé de ne pas satisfaire totalement le patient », alors que plus le retentissement est modéré, plus les chances de satisfaction augmentent. Le Dr Tellier poursuit : « Il faut s’assurer que certaines attentes du patient peuvent être satisfaites, faute de quoi la déception peut être lourde de conséquences. L’objectif doit consister à répondre le plus précisément possible à une demande souvent complexe, et à faire la part du physique, du fonctionnel et du psychologique dans les espoirs des uns et des autres ».

Source: Arthritis & Rheumatology (https://onlinelibrary.wiley)

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